MARK NYVLT

La conférence : Le fonctionnement de l’être humain dans la pensée d’Aristote ainsi que dans l’aristotélisme

Friedrich Miescher
    En 1869, Friedrich Miescher (Suisse) identifie une substance riche en phosphore dans le noyau des cellules. Il la nomme nucléine. D’autres découvertes, séparant la nucléine, des protéines et l’acide nucléique (1889), par les Allemands Richard Altman et Albrecht Kossel (1896) conduisent à l’établissement, en 1953, par James Watson et Francis Crick, de l’Université Cambridge, de la structure de l’ADN. Ils reçoivent le Prix Nobel de Physiologie ou médecine en 1962 pour leur découverte. Avant ces découvertes, le développement du savoir sur le fonctionnement de l’être humain avait progressé par de nombreuses étapes.

Aristote
    Aristote, un philosophe grec (né en Macédoine en 384 av. J.-C.) qui avait été l’un des disciples de Platon avait aussi été le précepteur d’Alexandre le Grand. Considéré comme l’inventeur de la logique formelle, il concevait l’être comme « substance » . Trapu, petit, jambes grêles, petits yeux enfoncés, il aimait les bijoux et le linge fin....Son enseignement et son oeuvre demeurent toutefois marquants. Le corpus de ses écrits, laissé dans une cave, a été divisé et redivisé par la suite en groupes sans que l’on retrouve encore l’architecture de son oeuvre. De fait, la transmission de l’héritage grec et donc aristotélicien demeure de nature polémique encore aujourd’hui. Le premier en France à remettre en question la doctrine physique d’Aristote, Pierre de Ramée (1515-1572), suggérait que « tout ce qu’à dit Aristote n’est que fausseté ».Galilée et Blaise Pascal contestent sur une base expérimentale ses enseignements en matière de sciences physiques, vu qu’il n’avait pas disposé de moyens d’observation et d’expérimentation. Descartes lui a reproché des invraisemblances à partir des découvertes de la science moderne (17e siècle).
 
    Or, à partir du 19e siècle, il y a un retour de l’aristotélisme. Ce retour d’influence repose d’abord sur le fait qu’il avait tenté de totaliser le savoir et que son oeuvre avait un caractère encyclopédique. Heidegger répète la question de l’être, occultée par les modernes, à partir d’Aristote. À partir du 19e siècle, on le célèbre en effet non pas à cause de ses réponses simples et définitives à toute question mais plus pour les questions qu’il a laissé ouvertes. En 1998, Jean-Paul II rappelle l’importance de la philosophie d’Aristote dans la transmission du savoir.

Le conférencier :

    Mark NYVLT  est un philosophe qui a complété un Baccalauréat en théologie, en 1996 à l’Université Saint-Paul. Il a ensuite terminé à la fois un Baccalauréat (1997) et une Maîtrise en philosophie (1999) à l’Université d’Ottawa. Au cours de ses études, il a travaillé dans le secteur du développement international, au Rwanda, en République dominicaine et dans un poste de conseiller à l’Arche. Il a aussi occupé des postes de libraire, chercheur et journaliste. En 2005, l’Université de Boston lui a décerné un doctorat en Philosophie. Il a été  Teaching Fellow à l’Université de Boston y enseignant des cours de philosophie, d’éthique et de raisonnement. Il a enseigné aussi aux Universités Saint-Paul puis St-Thomas, (2003-2007). Depuis 2007, il a enseigné à l’Université d’Ottawa et est professeur au Collège universitaire dominicain où il enseigne une grande diversité de cours de philosophie.
 
    Mark Nyvlt est l’auteur d’articles scientifiques et a contribué à des traductions d’articles. Il a été conférencier invité auprès de plusieurs universités canadiennes (Ottawa, Laval, Sherbrooke, Sudbury, Guelph, Wilfrid Laurier (Waterloo), Campion College (Regina) et Newman College (Edmonton) et à l’étranger (Amsterdam, Pittsburgh...).
 
    Il est également actif au sein d’organismes et d’associations philosophiques, à titre de rédacteur, d’éditeur, de critique ou en assurant la coordination de conférences et colloques. Détenteur de bourses et prix académiques, il est aussi musicien et a gagné des prix pour ses performances de guitare classique. Il s’est penché sur l’apprentissage de plusieurs langues, dans le cadre de ses intérêts académiques et professionnels, dont le grec, l’allemand, l’espagnol et le latin.
 
    Sa thèse au niveau du doctorat a porté sur Aristote (et Plotinus). Il s’était spécialisé dans la philosophie ancienne, dont tout spécialement les études sur Aristote et sur sa pensée. En 2012, il a publié un livre qui s’intitule Aristotle and Plotinus on the Intellect. Monism and Dualism Revisited. Nul ne sera étonné d’apprendre qu’il a passé une grande part de ses vacances d’été en 2012 à présenter son livre et à donner des conférences sur Aristote dans des universités et autres centres académiques en Turquie, Grèce, Italie et ailleurs en Europe !


Rédigé par Madame Yvette Le Gal