LOUIS FERGUSON

La conférence : Grandeur et ratés du commerce international. Un environnement dynamique et chaotique 

     Aujourd’hui, la division du travail est internationale. Nous savons que les chaînes de production sont disseminées partout dans le monde. Le processus d’exportation d’un produit fini a compris, auparavant, le passage de frontières à plusieurs occasions, pour réunir le nombre des pièces qui le compose. Grâce aux rabais des tarifs douaniers à visée protectionniste et autres obstacles aux échanges (quotas, normes, contingents...), la réduction des frais unitaires et la réorganisation du transport international, avec l’ajout d’une facilitation des flux de capitaux,... les pays émergents, devenus assembleurs ou fournisseurs de pièces détachées, se sont dotés de capacités de production industrielle.

    La transformation du commerce international a été accélérée par des changements profonds dans les modes de production, ceux-là étant modifiés par de grandes évolutions technologiques et des cadres juridiques et institutionnels renouvelés. On remarque que même les échanges de services se prêtent aujourd’hui aux transactions internationales, représentant de nos jours au moins un quart du commerce mondial. B Par le passé, c’était la dimension du marché qui déterminait la variété de biens qu’un pays produisait. Grâce
aux échanges et à une intégration dans des créneaux du marché mondial, les pays peuvent maintenant dépasser la contrainte de la dimension de leur marché et produire des biens ou en accroître la variété qu’il n’auraient pu faire sans cette ouverture au commerce international.

    Les échanges commerciaux mondiaux se sont intensifiés et leur rythme s’est accéléré au cours des derniers 25 ans. La décomposition du mode passé de production par la fabrication aujourd’hui de produits complexes par étapes morcelées a eu pour effet de multiplier les échanges commerciaux. En particulier, le > commerce de produits à l’intérieur d’une même branche d’activité a évolué rapidement et représentait déjà 70 % des échanges inter-régionaux en Amérique du Nord en 2006 (54 % en Europe). La logique des échanges internationaux a conduit en partie à une logique de complémentarité dans la production mais
continue en même temps de répondre à une demande de diversité et à une spécialisation fine dans les industries à l’échelle mondiale.

    Depuis les 40 dernières années, le commerce international s’est beaucoup développé, même durant les périodes de ralentissement économique. Par exemple, la part des exportations des produits de France dans son PIB est passée de 19 % en 1978 à 26 % en 2012. La Chine a remplacé le Japon et est le premier exportateur de marchandises du monde depuis 2009. Elle réalise à elle seule près de 10 % des échanges mondiaux et exporte plus du tiers de son PIB. B Les rapports Nord-Sud se sont modifiés. Les rapports économiques, avec leur grand vecteur, les échanges internationaux, constituent un tremplin de développement industriel et de progrès économique pour les pays du Sud. Les pays développés auront-ils parfois à payer un prix en matière de croissance économique et d’emplois ?

    Les relations commerciales entre la France et le Canada sont importantes. Où en sont les économies respectives en ces deux pays en 2012 ? Que sont les avantages comparatifs et les faiblesses relativement à leurs échanges commerciaux dans les dérives des systèmes actuels ? Un traité de libre échange Europe- Amérique serait-il avantageux, y compris dans le cadre de nouveaux territoires commerciaux ?

Le conférencier :

     Récemment professeur à l’Université du Québec en Outaouais, cet expert-conseil dans la dispense ou l’organisation de programmes ou séminaires de formation en commerce international, Louis Ferguson conserve des charges de consultant. Ses charges comprennent des programme en gestion de projet et management.

    Né à Montréal, il s’est joint à la Fonction publique du Canada et y a mené une carrière durant 27 ans, passant de responsabilités à Ottawa et en différentes régions à partir de 5 ministères et au Bureau du Conseil privé. Ses charges de travail ont été dans le cadre de l’intervention communautaire, la planification urbaine, l’agro-alimentaire, la main-d’oeuvre, l’économie et les relations intergouvernementales. Ses charges de travail l’ont amené à effectuer plusieurs missions à l’étranger, auprès d’agences et ministères internationaux, tout comme à négocier des ententes de transferts de technologie et de formation de la maind’oeuvre auprès de gouvernements des provinces du Canada mais aussi auprès de gouvernements sur la scène internationale, dont avec la France et la Malaisie. Ont figuré également parmi ses nombreuses expériences, des négociations fédérale-provinciales sur l’agro-alimentaire et la main-d’oeuvre et l’organisation d’une conférence internationale sur l’immigration des gens d’affaires. Sa carrière d’enseignant, à partir de 1992, aux campus universitaires de Gatineau et Montréal, a compris la direction d’études structurelles concernant les entrepreneurs immigrants établis dans la région de Montréal.

    En 1992, il a coordonné une levée de fonds et recherche de commandites auprès de corporations canadiennes et internationales pour le compte du Musée canadien de la Nature. À partir de cette même année, il a commencé à partager son temps entre le monde des affaires, le commerce international et son enseignement, y compris la gestion-conseil auprès de corporations canadiennes et internationales et de gouvernements étrangers. C’est alors qu’il a commencé à enseigner à l’Institut Supérieur des Matériaux et Mécaniques Avancés, au Mans en France. Il a agi aussi auprès de cet Institut à titre de conseiller dans le cadre de sa préparation d’ingénieurs oeuvrant sur la scène internationale. Il a collaboré par ailleurs avec le Groupe EUROMED-Marseille en matière de séminaires et d’encadrement de leurs étudiants au Canada. B À partir de la création du programme FITT (Forum pour la formation au commerce international) par Industrie Canada, qui se dispense partout au Canada depuis 1992, il a collaboré à titre d’expert-conseil et participé à la charge du comité de révision et du programme de développment des compétences et connaissances d’individus et d’entreprises. Il a, entre autres, co-présidé le projet d’accréditation du programme professionnel complet de la John Molson School of Business de l’Université Concordia, à Montréal.

    Louis Ferguson s’est lui-même lancé directement dans le monde des affaires par l’entremise d’une maison de courtage et d’investissements de Dallas, Texas, y assumant le rôle de partenaire et vice-président du Consortium Wilson, Weiner, Ferguson. Il a été partenaire et membre du Conseil d’administration en deux sociétés européennes spécialisées dans la fabrication de neutracétiques et d’instruments de diagnostic médicaux. Il s’est intéressé à la production multimédia, créant une corporation familiale, une firme de consultation et une firme d’import-export. Il continue de s’intéresser aux marchés orientaux et récemment, a commencé à s’associer au projet TNT en siègeant au Conseil d’administration du Centre d’achats du Hunt > Club Road Partnership.

Parmi la liste de ses publications, on retrouvera des articles publiés dans la Revue des Sciences de Gestion, France, un ouvrage publié par Cambridge Scholars Publishing sur les nouvelles technologies. Toujours interéssé à relever de nouveaux défis, on note que les recherches actuelles de cet enseignant éternel et sympathique portent sur la faisabilité stratégique traitant, entre autres, du risque international de transport et de la négociation interculturelle. Ses nombreux intérêts s’affichent dans la rapidité de son expression et s’illustrent dans le cadre de ses expériences concrètes.


Rédigé par Madame Yvette Le Gal