DANIEL REY
La conférence : l'exploration spatiale
∘ Les antécédents du Canada en
systèmes robotiques sont reconnus depuis ses trente années de
collaboration avec la NASA. La mise au point du télémanipulateur
robotique Canadarm en 1981 avait marqué le début d’une collaboration
importante entre le Canada et la NASA. Mis à la retraite au même moment
que le programme de la navette américaine, le Canadarm aura servi de
sources d’inspiration pour de nombreuses autres nouvelles technologies
destinées à l’industrie, au secteur de la santé et à bien d’autres
applications.
∘ Le
robot bricoleur Canadarm2, à deux bras, Dextre, est déjà connu pour son
agilité spécialisée. Forte de son passé, on prévoit que la nouvelle
génération du Canadarm sera légère, économique, au coeur de la
robotique spatiale de pointe, qui fonctionnera dans des missions
complexes et difficiles, dont celle d’entretenir la Station spatiale
internationale. Partant d’un poste de commande au sol, les contrôleurs
en robotique, du Centre spatial de la NASA à Houston et du siège de
l’Agence spatiale canadienne à Saint-Hubert, commanderont le Dextre. On
prévoit de la sorte que les missions spatiales de l’avenir serviront à
prolonger la vie des satellites existants, à permettre la manipulation
de charges lourdes ou délicates et à assurer un entretien avancé, y
compris des réparations des instruments ou des saisies de gros
véhicules spatiaux. Dextre pourra réduire le besoin des sorties
spatiales dangereurses et favoriser que plus de temps soit consacré aux
activités scientifiques de la Station spatiale internationale.
Le
conférencier :
∘ Daniel Rey est un
ingénieur. Il a complété un B.A. en Science à l’Université de Waterloo,
alliant directement des études en génie et une expérience pratique dans
les solutions de problèmes, les systèmes de contrôle et la robotique.
Du travail pratique sur les structures dynamiques, les méthodes de
contrôles informatisés et la dynamique et l’ingénirie des satellites et
vaisseau de l’espace a fait partie intégrante de ses études théoriques
au Massuchussettes Institute of Technology. C’est là qu’il a complété
une maîtrise en aéronautique et astronautique. Boursier canadien au
International Space University, il a reçu une formation intensive en
différents domaines liés à l’espace (médecine, législation, sciences de
l’espace, commerce, génie et humanités) et s’est forgé en même temps
des amitiés et contacts professionnels dans la communauté spatiale
internationale.
∘ De
1993 à 1997, doctorant au département de génie mécanique de
l’Université McGill, il s’est alors spécialisé dans le contrôle et la
dynamique des manipulateurs mobiles automatiques.
∘ Sa
carrière l’a d’abord conduit de Telesat Canada et Transport Canada, à
Ottawa, à MATRA, division de l’espace, à Toulouse, en France. Ces
affectations ont été suivies de travaux pour la compagnie James
Hickling à Ottawa, comprenant le contrôle de mines et cibles mouvantes,
soit, en vue d’applications pour les forces armées canadiennes. Ont
suivi des travaux de design d’un robot manipulateur dans l’espace au
Centre de recherches sur les communications Canada et un stage à
l’Agence spatiale canadienne, à Ottawa. Des stages à titre de
scientifique invité et d’adjoint à la recherche à la compagnie Lockheed
Missiles and Space Company, à Sunnyvale et au Massachussetts Institute
of Technology, à Cambridge, et à l’Université McGill, l’ont conduit
vers différents postes et responsabilités croissantes en génie, à Port
Coquitlam en Colombie-Britannique, à Montréal et à Saint-Hubert, au
Québec.
∘ Aujourd’hui,
chef de développement des systèmes d’exploration à l’Agence spatiale
canadienne, Daniel Rey dirige une équipe de 12 scientifiques et
plusieurs autres employés temporaires qui se chargent de la
planification et mise en oeuvre de projets dans le secteur de
l’exporation spatiale et ayant à assurer les services consultatifs
connexes sur la scène internationale relativement aux initiatives
canadiennes en ce secteur.
Le rôle
et les réalisations du Canada en exploration spatiale