la nuit se donne
aux plaies
d’une éternité
qui trouve refuge
dans la banalité du réveil


on pourchasse la moindre erreur
jusqu’à ne plus rien refuser
aux désirs
qui se détachent
d’une blessure effrayante
la naissance


les nuages
marchent sur l’eau
on les suit de près
on ne dort plus pour rien
on s’égare sous l’œil de la lumière


Pierre Raphaël Pelletier
L’œil de la lumière (extrait)